jeudi 28 janvier 2016

VELO ET FAUTEUIL

Bonjour... Nous sommes le jeudi 28 janvier 2016... Je suis au boulot depuis 7H... il fait toujours nuit et le temps est brumeux... 

J'ai acheté les journaux du jour... je n'ai pas trouvé grand chose hormis le départ de Taubira et la manifestation de deux centaines de supporters de la JSK pour exiger pour la énième fois le départ de Hannachi.

Hannachi qui ne s'en ira pas, tout comme Sidi Said, Raouraoua et Louiza Hanoune ou d'autres élus car les gens qui prennent racine dans leurs fauteuils croient que le confort de leurs postérieurs fait leur postérité  et préfèrent continuer à les occuper même en chaises roulantes, jusqu'à ce qu'ils en soient éjectés par la mort ou par le coup de pied... Et puis, toutes ces reliques du Jurassique se sont tellement avachies sur leur statut qu'elles n'ont plus la souplesse qui leur permettrait d'enfourcher le vélo salutaire du ras-le-bol... 

Autre lecture matinale,  celle d'Ennahar qui fait sa une sur les tribulations du fondateur d'El waad essadek, Salah Moulay ... Un Salah Moulay, piètre escroc aumalien qui a réussi à faire la une de piètres journaux en ce pays où seules la piètrerie et la pitrerie paient... 

Ennahar qui annonce aussi le lancement aujourd'hui des inscriptions en vue du tirage au sort pour le pèlerinage qui s'effectuera le 5 mars si Dieu et le prix du baril le veulent,  pour permettre aux heureux élus d'aller se faire pardonner leurs pêchés accumulés au cours de leur vie en participant aux processions, prières et lapidations rituelles qui font le bonheur des saoudiens,  coupables par ailleurs de notre descente aux enfers de la crise pétrolière et des autres effets d'une politique de domination cultuelle et culturelle, qui représente incontestablement la matrice de la violence théologique dont souffre notre petit monde...  J'arrête ici ma phrase parce qu'elle est trop longue mais aussi parce qu'elle est capable de me mener trop loin...

Sinon, l'actualité reste dominée par les enfants dans le dos qu'on fait à Louiza Hanoune pour lui faire payer ses sorties tonitruantes. Et dans cette affaire, c'est  le ministère de M. Bedoui qui donnait l'impression d'avoir échappé aux tentations politiciennes pour se consacrer à techniciser les rapports de l'administration avec les administrés qui semble revenir au pêché zerhounien en s'impliquant dans les salades internes d' un parti qui sont du ressort de ses militants ou, à la limite, de la justice... 

Comme quoi vous avez beau chasser le naturel d'un ministre de l'Intérieur, fût-il aussi sympathique que Monsieur Bedoui,  il revient toujours au galop...

Aya bonne journée !





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