dimanche 3 janvier 2016

DEUX SEPULTURES POUR LES GRANDS

Bonjour… Nous sommes le 4 janvier 2016… il est 7h du matin… il a enfin plu et mon ami Bacha peut  espérer voir pousser ses petits pois  et grandir les pissenlits  sur les rares terrains vagues qui nous restent au village après le passage de l’autoroute de M. Haddad et les transferts d’eau de M. Kouninef… 

Messieurs Haddad et Kouninef qui se sont accaparés pour l’occasion,  des grandes superficies de terrains domaniaux afin d’y installer parcs et bases, certainement sans bourse délier,  et d’où il est illusoire de prétendre ou d’espérer les déloger...

Les pissenlits, mon ami Bacha les mange en feuilles bien sûr, en attendant son inéluctable tour d’aller les manger par la racine… mais il les donne surtout à manger à ses lapins…

Je parle des lapins parce que le 4 janvier leur est consacré… le lapin, « el guenine » pour les darjistes, « awful » pour les kabylistes, « el arnab » pour les arabo-islamistes  est souvent cité comme exemple de multiplication rapide… à juste titre puisqu’il est dit que 24 lapins seulement, introduits en 1874 en Australie l’ont submergée en donnant plus 30 de millions d’individus un siècle plus tard…

C’est vous dire combien l’équilibre démographique de l’Occident est menacé par tous les chauds lapins qui débarquent sur ses côtes depuis que certains petits malins parmi ses dirigeants ont eu l’idée de bouleverser les ordres établis dans les pays du sud sous prétexte de leur inculquer la démocratie après les avoir occupés durant des siècles pour leur inculquer la civilisation… du sabre et du goupillon…

Mais ce n’est pas parce qu’on aurait décidé de consacrer le 4 janvier au lapin que les éphémérides auraient boudé ce jour,  car nombre d’événements y ont été enregistrés, de l’arrestation de Gandhi en 1932 à la mort de Camus en 1960 en passant par l’assassinat, d’aucuns disent exécution de Khider en 1967 au suicide de Bouazizi en 2011…

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Monsieur Braille en 1809 et de sa mort à deux jours près en 1852… 

Monsieur Braille dont la dépouille repose au Panthéon, amputée de ses deux mains qui sont restées propriété de son village natal, un coin perdu portant le nom de Coupvray… 

Cette manière d’enterrer l’homme en deux endroits ou en plusieurs devrait convenir à nos illustres personnages dont le cœur balance entre la consécration nationale et la reconnaissance de la tribu… 

Une partie à El Alia et l’autre au cimetière local… à la manière d’un Sidi M’Hamed Bougabrine…

Elle permettra aussi aux cortèges funèbres de se dérouler sans scènes en regroupant les « inhumateurs » par affinités politiques et de nous éviter les tristes scènes de règlements de comptes en des lieux où le recueillement, même hypocrite, doit être de mise…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire