Bonjour...
Nous sommes le 24 janvier 2016... il est 5h... c'est la reprise... laborieuse
comme toute reprise désertée par l'enthousiasme devant des horizons bouchés...
C'est
Dimanche et c'est la journée du taureau mais la bête fougueuse ne déteint pas
sur les esprits avachis et si la journée est consacrée au taureau, ce n'est
certainement pas à celui qui gratte la terre et fulmine de la narine mais
celui, prostré, qui se laisse conduire, l’oeil éteint, à l'abattoir...
C'est
dimanche et c'est la journée du taureau et subconsciemment nous vient en tête
la rage et l'amertume de Brel chantant: "les taureaux, s'ennuient le
dimanche" puis son air blasé qui, dans une autre chanson, reconnait:
"on se croit mèche, on n'est que suif !"...
Et si c'est
un jour comme aujourd'hui qui a vu naître en 1956 un Matoub Lounès tout de
verve et de révolte, il a vu aussi mourir en 1965 un Winston Churchill si
vivant et si vivace et qui, à l'instar de Matoub qui a laissé à sa postérité
des oeuvres de toute beauté, aura légué à l'humanité la truculence de ses citations mais aussi et
surtout la fermeté de ses résolutions et l'implacabilité de sa sentence:
"“Je n'ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la
sueur.”...
Tout le
contraire de qui vous savez qui n'ont voulu reconnaitre le désastre qu'au moment
où ils ont senti l'odeur de brûlé venir du bas de leurs pantalons et qui cautionnent et
imposent aujourd'hui les privations après avoir géré d'une main leste la
profusion...
Drame d'un
peuple dont le pays est livré à l’approximation et à l’improvisation et qui aurait
du inscrire au fronton de ses institutions non pas ce slogan creux qui affirme
la volonté du peuple mais plutôt ce quatrain de Khayyam qui dit: "Deux
jours me laissent indifférent : celui qui est parti hier et celui qui arrivera
demain."... même si dans notre cas, nous faisons toujours commerce utile
du passé pour asseoir une légitimité absurde comme toutes les autres
légitimités que nous instituons, en nous basant sur des constantes qui évoluent
pourtant comme de parfaites variables ...comme évoluent les conceptions et les
esprits...
Churchill
qui ne profita pas de la légitimité acquise durant la guerre qu'il mena contre
le nazisme car le peuple s'était dit en toutes sagesse, logique et responsabilité qu'un bon stratège militaire n'est pas
obligatoirement un bon constructeur en temps de paix... et qu'un homme du passé n'est pas obligatoirement indiqué pour faire l'avenir...
Tout le
contraire de notre manière de voir les choses, nous dont les piètres gérants de
nos années fastes se reconduisent sans gêne pour nous gérer les périodes de
vaches maigres en ayant l'outrecuidance de nous appeler à nous suffire de peu
quand eux, ne donnent aucune limite à
leur boulimie…
Aya bonne journée !
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