Bonjour…
Nous sommes le 18 janvier 2016…il est 5h du matin… Il fait noir, il fait silence.
La pluie a cessé, le vent s’est calmé et on ne sait pas qu’est ce qui nous sera
inventé pour nous occuper aujourd’hui
puisque maintenant nous ne carburons plus qu’à la sensation… à la sensation la
plus banale : une autre bourde de Sellal, une annonce météo, un coup de
gueule de Nezzar, un rot de Saidani, un
faux artiste qu’on interpelle ou une nouvelle fatwa que nous servira un
horrible barbu qui n’a que ça à faire…
« Donnez-lui
du pain et des jeux de cirque et la population de Rome applaudira tous les
empereurs » dit l’adage. Chez nous les empereurs n’ont plus besoin de se
faire applaudir. Le temps béni des bains de foules est définitivement révolu et
la segmentation de la Société a été si bien menée que quand on manifeste à
Tigzirt contre la cherté de la vie, on se bat à Larbaa entre les avant-derniers
et les derniers arrivés des cités
dortoirs et on coupe la route à Bouiret Lahdeb pour exiger le gaz de ville…
Chacun y va de sa révolte et le chacun pour soi est devenu la règle…
Ce pouvoir
insipide qui a divisé le parti unique en autant de partis uniques qu’il y’a d’ambitieux,
d’arrivistes, de pédants et d’opportunistes
dans le pays va finir par créer autant de « principautés» que comptent non
pas les régions de notre pays mais les quartiers de nos villes car la seule
illusion que nous partageons reste notre EN quand il lui arrive de gagner…
Guidé par le
seul souci de perdurer, il n’a fait que louvoyer entre les préceptes et les principes, adoptant une acception ou une
position et leurs contraires comme s’il faisait exprès de susciter les
controverses pour occuper le peuple dans des batailles qu’il a générées et qu’il
ne vient arbitrer que pour mieux les
accentuer …
Mi socialiste, mi libéral… ni arabe ni berbère…
mi laïc mi religieux… ni occidental, ni oriental… mi civil, mi militaire… ni républicain ni
monarchiste, il est toujours la chose et son contraire… il a déteint son
irrésolution sur nous au point où nous ne savons plus si nous devons rire ou
pleurer devant le gigantisme des épreuves qui nous attendent et la dérision des moyens que nous mobilisons
pour les affronter… devant l’importance de nos problèmes de demain et la
futilité de nos débats d’aujourd’hui …
Aya je vous
dis quand même bonne journée !
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